Lundi 17 février 2003, Cobacabana, Bolivie...
Et non, je ne suis pas à sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, Brésil, mais sur la plage du Lac Titicaca en Bolivie, à quelques 3600 mètres d'altitude, soit plutôt loin du niveau de la mer.
Tout d'abord je dirais un grand STOP ! Arrêtez de mettre des sous sur mon compte, il va déborder ! Je remercie infiniment tous les généreux donateurs, et particulièrement la personne qui a fait un virement sur mon compte à Créteil, et qui devrait se "dénoncer" afin que je puisse la remercier nominativement, parce que cela commence à me gêner comme situation. Cette personne a versé 500€ sur mon compte, en liquide, et de façon anonyme. Un mystérieux bienfaiteur…
J'aurai d'ailleurs bien aimé publier ci dessous le message de ma mère : la seule à avoir trouvé non pas une remarque, mais deux, à faire sur la photo que j'ai envoyé avec mon dernier email, car je l'avais promis). Malheureusement je mets trop vite les messages à la poubelle, étant un peu à l'étroit dans ma boîte email, et je ne peux que retranscrire en substance ce qu'elle dit. En gros : sur la photo on voit mon troisième oeil (une cicatrice qui m'est restée de la varicelle sur le front...), et mon piano (mes dents...). Voilà ! S'il y en a qui trouvent encore des remarques à faire : je les attends au tournant, et promis je les publie, cette fois !
Si certains reçoivent mes messages cryptés, qu'ils n'hésitent pas à me le dire. Je me ferais un plaisir de leur renvoyer ceux qui leur manquent ! Quand ma mère en a reçu un crypté je pensais que c'était la faute de son ordi qui est infecté, mais qu'elle ne veut pas soigner pour continuer à recevoir de mes nouvelles, mais si c'est Marianne qui reçoit mes messages cryptés, ce n'est pas normal. Il se peut aussi que ce soit le nombre de fautes d'orthographe et de frappe qui vous donne l'impression que c'est crypté... mais non, c'est comme ça !
Vous ai-je raconté mon voyage en bus de Potosi à La Paz ? Incroyable. J'ai cru que le bus allait glisser plus d'une fois du haut de la route boueuse qui ne cessait de monter dans les montagnes, et de nuit en plus. J'étais près de la fenêtre, et le bus balançait comme un bateau sur des vagues avec des creux de deux mètres. Et puis finalement, il a été bloqué parce qu'un camion citerne arrivant en sens inverse était enlisé. Le chauffeur ne s’est pas démonté. Il a réveillé tout le monde pour savoir si quelqu'un conduisait les camions de chantiers; la route étant en chantier, il y en avait un garé sur le bord de la chaussée, en plein milieu du virage. Il y en avait bien un, de chauffeur : il s'est levé, est allé piloter le tractopelle, et l'a utilisé pour remorquer le camion citerne hors de la boue. Toute la file de voitures qui était bloquée derrière a pu continuer sa route, et nous aussi.
Vous ai-je raconté cette fois où nous avons fait escale dans un petit village de San Antonia dans l'Alti Plano, lors de l'excursion au Salar d'Uyuni, et qu'après avoir regardé quelques touristes jouer au foot avec les enfants du village, ils sont tous venus me voire, intrigués pas la lisière vert-jaune-rouge de mon pantalon, me demandant si j'étais bolivienne, car ce sont les couleurs de la Bolivie. Je leur ai expliqué que c'était un pantalon de capoeira, et que la Bolivie n'était pas le seul pays à avoir ces couleurs sur son drapeau. Et j'ai passé 30 minutes à répondre à leurs questions sur la vie en France, et combien on y gagne, et combien coûte la vie, et combien ils ont de la chance de vivre dans ce trou perdu avec tous les légumes qu'il faut dans leur jardin. Et cela n'a pas été facile parce que ces gosses, et particulièrement un, étaient obsédés pas l'argent. Un peu comme si c'était un mythe, une légende, un inconnu pour eux, et qu'ils en révaient la nuit, comprenant bien, qu'ailleurs, à la ville, tous les espoirs reposent sur cette substance mystérieuse, supposée source de bonheur. Et avoir face à soi un gosse de 9 ans qui vous sort : "Moi aussi j'aimerais bien pouvoir vivre sans argent, mais c'est pas possible...". J'ai super mal dormi. Peut être à cause de l'altitude, ou peut-être de ma conscience.
A la Paz tous les boliviens travaillent pour une agence de tourisme. Vous parlez à quelqu'un et personne ne vous donnera de renseignement neutre et honnête : ils vendent tous les intérêts de l'agence de leur frère, leur beau-frère, contre commission. C'est écœurant. Ce peuple essaye de se sortir de sa situation économique difficile, causée par ce que nous savons tous : un capitalisme mondial sans pitié, en recourant à un petit capitalisme sans efficacité et désespéré, qui détruit peu à peu leurs valeurs humaines. Leurs ressources premières sont pillées par les multinationales étrangères, qui leur fournissent tous les produits finis à des prix au dessus de leurs moyens. Et en échange, quand les même qui en Occident se nourrissent de ce système, vont passer des vacances en Bolivie, ils se font dépouiller par un commerce agressifs et plein de rancœurs, ce que je trouve légítime, mais qui risque de nuire rapidement à leur image, et les mettre dans une situation sans issue.
Dans les rues de La Paz, on trouve de tout. Tout se vend. Et cela rend les rues très vivantes. Des jeunes gens, portables à la main, vous proposent des communications téléphoniques : un peu comme des cabines vivantes ! Le fait est que le système téléphonique ici est très mauvais. Par exemple, on ne peut appeler un portable qu’à partir d'un portable, ou de certaines rares agences : un vrai délire ! D'ailleurs le réseau téléphonique de la Bolivie est incompatible avec un certains nombre : le Brésil, l'Argentine,… et la Guadeloupe.
Dans les rues de la Paz, les cireurs de chaussures portent des habits militaires, et des passe-montagnes, qui leur donne une vraie allure de "terroristes corses" ! La première fois ça surprend.
Coca-Cola possède ce pays. Saviez-vous que Coca-Cola était à l'origine du développement de la culture de la coca ? Ce sont des américains qui dès le début ont acheté le droit de produire la feuille de coca de façon industrielle, et de la transformer en cocaïne de synthèse. Avant elle n'était cultivée que pour son usage traditionnel. Puis un gars a découvert la cocaïne. Alors, elle était légale. Et servait d'anesthésiant médical. Et face à la demande, les cultures ont commencé à s'agrandir. Puis un gars, à inventé un vin avec de la cocaïne en France, et les américains ont transformé ça en boisson "sans alcool", appelée Coca Cola, "à base de cocaïne", et la cocaïne a été légale jusqu'en 1914. Les U.S.A. consomment encore, plus de la moitié de la production en cocaïne du monde. Aujourd'hui, pour protéger sa jeunesse toxicomane, le gouvernement états-unien fait tout pour éradiquer les cultures de coca, en Bolivie et au Pérou, en indemnisant trop peu les producteurs, et investie 10 fois plus pour la guerre contre les narcotrafiquant en Colombie. Mais la feuille de coca est une tradition ancestrale, et je ne vois pas comment ce schmilblick va se résoudre parce que les boliviens sont du genre "remontés".
Remontés contre les U.S.A., remontés contre les Espagnols, remontés contre leur propre gouvernement... Cela fait plaisir de voir un pays aussi dynamique politiquement. Mais je ne sais pas comment ils font pour élire des anciens dictateurs (comme l'a été Hugo Banzar), et des gars de droite, comme l'actuel président surnommé Goni, quand tout le peuple crie à gauche, et pour la défense des producteurs de coca...
L'actuel président a fait un discours ce matin ou hier soir, pour présenter sa politique et calmer le peuple en fureur. Il a réduit le nombre de membres, et les salaires de son gouvernement, et a décidé de refuser son salaire, jusqu'à nouvel ordre, pour montrer l'exemple, ans la voie de resctrictions budgétaires, et ensuite demander des sacrifices au peuple, et particulièrement aux fonctionnaires qu'il va rencontrer cette semaine et dont il veut augmenter les impôts, cause des émeutes de la semaine dernière. Bref. Cela ressemble à la politique française en plus pauvre et en plus violent. Encore une chose d'universelle.
Une chose me choque ici. Les gens parlent de race. Et ils emploient le terme sans complexe, comme leurs ancêtres pensaient qu'il y avait quatre races, les noirs, les blancs, les jaunes et eux, et qu'ils croyait que chacune de ces races devaient régner sur la planète à tour de rôle, et que pour cette raison, certains se sont soumis sans problème aux blancs à leur arrivée. Encore aujourd'hui, ils comptent les races différentes qui existent dans leur pays, et leur degré de métissage. C'est effrayant.
Je disais donc que les boliviens ont un ressentiment très fort à l'égard des colonisateurs d'hier et d'aujourd'hui. Il faut dire que c'est la plus forte population indienne d'Amérique du Sud, et qu'ils n'ont pas la mémoire courte contrairement à certains de leurs voisins. Le fait est que cette population indienne est pauvre et au bas de l'échelle, dirigée par qui ? Les descendants de colons, des blancs. Dure réalité.
Mais cela peut aller loin ce ressentiment. J'ai visité les ruines de Tihuanaco et la guide, au lieu de nous parler de la culture de cette civilisation qui a régné sur l'Alti Plano pendant près de 3000 ans autour de l'an O, elle n'a pas arrêté de nous rappeler que cette civilisation avait été détruite pas les espagnols, et que le catholicisme n'avait rien à faire en Bolivie, etc. etc. En attendant ils se signent tous dès qu'ils passent devant une église !
Je ne sais pas si je vous ai dit mais lors de ma visite des mines de Potosi, j'ai rencontré le Diable. Car les indigènes ont fait du Diable des blancs, censés les terrifier, un ami et protecteur des mines, à qui ils font des offrandes (feuilles de coca et Cie), et avec qui ils boivent de l'alcool à 96 degrés, afin qu'il se reproduise avec la Déesse Terre Mére, la Patchamama, et que, de l'union de ce couple fort original, continue à naître des tonnes de minéraux... et fasse leur richesse... Moi cela m'a vraiment impressionné : cette conversion du Diable.
Parce que quelques jours plus tôt on a visité un village où au contraire le Diable avait fait fuir tous les habitants après les avoir corrompu, et blessé physiquement, tant il y avait d'or dans les montagnes avoisinantes : bizarre, bizarre !
J'ai visité le musée de la Coca à La Paz. Très très très intéressant. Une partie sur la Coca. Tous les aspects : histoire, tradition, usage, composition. Il paraît que c'est bourré de vitamines A, de phosphore, de Calcium et de Fer, entre autre. Et une partie sur la cocaïne et les dérives occidentales de l'utilisation de la feuille de coca. Et là, dans le soucis de faire de la prévention anti-toxicomanie, ils exagèrent tout, et diabolise les U.S.A., ce qui n'est pas très difficile en ce qui concerne la cocaïne. Je ne suis pas très d'accord par exemple pour assimiler les toxicomanes à des malades. La drogue n'est ni un virus, ni une pathologie au sens médical. C'est un comportement nuisible à l'être humain pouvant conduire à sa mort, et pouvant faire suite à une maladie physique, un déséquilibre mental, émotionnel, et d'ailleurs plus souvent servant à palier un manque, mais en aucun cas une maladie en elle-même. Certains individus y sont peut être prédisposés physiologiquement, et de façon héréditaire, comme le prétendent certains psychiatres, par un fonctionnement neuronal différent et défaillant (dans l'assimilation de certaines hormones au niveau des neurones). Mais encore faut-il qu'un vécu et des épreuves mettent l'individu dans la situation critique, et l'opportunité tragique, d'avoir recours à la drogue. Enfin bon. Ceci n'engage que moi.
Je suis obsédée par cette question, et me suis beaucoup documentée, et ai finis par me forger une opinion, et je sais que 90% des psychiatres ne me suivent pas : certains de ces derniers vont jusqu'à penser que se droguer, c'est une faiblesse génétique et héréditaire, et qu'on ne peut remplacer une accoutumance grave que par une autre plus gérable... Et ils essayent toutes les drogues légales pour faire survivre des gens qui manquent juste de repères sociaux, affectifs, familiaux, ou que sais-je encore.
J'ai découvert en visitant les ruines de Potosi que la Coca pouvait se mastiquer avec les cendres d'une céréale des Andes qui s'appelle la quinoa, et qui sert de canalisateur aux effets de la coca au point de vous engourdir la mâchoire en moins de 15 secondes, effrayant ! J'ai pas trop apprécié cette perte de contrôle de mes réactions physiologiques, et je continue à la mastiquer pure.
Pour en finir avec ce sujet "sensible", saviez-vous que le coût de revient d'un kilogramme de cocaïne, tout compris, est de 2165 US$. Quand on y pense, c'est vraiment de l'abus. Cela met le gramme de cocaïne à 2 US$ et des poussières quand il se vend 100 fois plus cher à Paris ou à New York. La drogue c'est de la "merde". Et je dirais même plus, une vraie "merde" économique. Excusez du peu...
Pour en finir (aussi), sur cet autre sujet qui m'obsède : la colonisation. Je crois que cela conditionne beaucoup la façon de le vivre des Boliviens, jusqu'à être en parfaite contradiction avec eux même : défendant leurs traditions, et la culture de la coca en tête, pour mieux servir le capitalisme illégal des narcotrafiquants, nourrissant de poudre blanche leur principal colon actuel, les U.S.A…. Je suis définitivement guérie de tout ressentiment anti-colonialiste (même si je ne suis pas assurée d'une "rechute"), et vais désormais consacrer mes effort à l'éducation des peuples, à leur prises de consciences politiques, et à la prise de conscience de leur pouvoir individuel, dans le contexte collectif, et m'attaquer à la domination actuelle de l'occident sur le Tiers-monde (que l'on appelle par ellipse et hypocrisie les "pays en voie de développements"), plutôt que de me lamenter sur les causes de cette situation : l'Histoire et le colonialisme ! Na !
Ici on trouve des pommes-cannelles. Mon fruit préféré. Génial non ?
Une autre chose qui me choque ici en Amérique du Sud (mais peut être l'ai-je déjà dit), c’est que non seulement les gens courent après les dollars, mais en plus dans tous les distributeurs automatiques d'Amérique du Sud, on peut retirer la monnaie du pays, ou des dollars U.S. !
Hier je me suis fait plaisir. Pour changer des salteñas, des empanadas, du poulet grillé et du poulet frit, typiquement boliviens. Je suis allée manger dans un resto cubain ! J'ai mangé du riz et poids rouges, avec de la viande de porc divinement marinée, et des légumes, et de l'avocat, et une sauce excellente, et en dessert de la mousse au maracujas. Le tout en écoutant de la salsa cubaine (et non pas de la cumbia colombienne, dont je commence franchement à saturer !). Na !
Si il y a bien un truc que j'aime dans la musique sud américaine, c'est les trompettes. Et les percussions andines, qui servent plus de mélodie, que de rythmique.
J'ai visité un musée d'art contemporain sud américain à la Paz, et beaucoup de choses m'y ont plu. J'ai pris des notes pour voir si ces gens sont connus en Europe. En tout cas leur expression, toute contemporaine qu'elle soit, a beaucoup plus de sens idéologique et artistique que tout ce que j'ai pu voir de contemporain en Europe, par des artistes occidentaux, et à quoi, si cela m'a plus, je n'ai jamais su dire pourquoi.
Une dernière question politique m'obsède. Pourquoi les démocraties ne fonctionne-t-elle pas ? Je crois plus que tout en la démocratie, mais désespère de ne voir jamais un peuple véritablement satisfait et représenté par son gouvernement. Quand ce ne sont pas les triches électorales, ce sont les dérives du système, ou des hommes, par leur corruption, qui font tout foirer. Cette question est, dirons-nous, celle de mon voyage. Celle que je ne me posais pas tant que ça avant les dernières élections présidentielles françaises, et que je croyais résoluble par la simple mobilisation civique des citoyens, et dont je doute de plus en plus de la solubilité, depuis que j'ai fait la connaissance des peuples d'Amérique du sud. Je pense que cela a à voir avec la nature humaine tout ça. Pas vous ? (Ne répondez pas tous à la fois !)
Ce matin j'ai voyagé donc, de La Paz à Copacabana, sur les rives du Lac Titicaca. C'est incroyable. Je suis sur les rives du Lac Titicaca. Le plus grand des lacs au dessus de 2000 mètres, et le plus grands lac d'Amérique : 8000 km². Il se voit de l'espace. Je dois dire que je suis vraiment blasée parce qu'en réalité, cela ne m'impressionne même pas. De l'eau plate et grande. C'est joli. Mais je n'arrive plus à m'émerveiller sur la Nature tant j'ai vu de merveilles naturelles pendant ce voyage. Et puis j'ai une préférence pour les choses naturelles et violentes, voire puissantes... Et le Lac Titicaca, mine de rien, c'est zen !
Enfin bon. J'ai acheté un billet par une agence de tourisme qui était censée venir me chercher à mon hôtel pas cher en fourgonnette pour m'amener au bus, pour cinq bolivianos de plus, au lieu de grimper à pied les collines de la Paz, que dis-je, la montagne sur laquelle est La Paz, et en haut de laquelle se trouve la station de bus, et haut bas de laquelle se trouve mon hôtel, avec mon énorme sac de 12 kg ! Bref.
Ils devaient venir me chercher entre 7h30 et 8h, et j'ai demandé à ce qu'on me réveille à 6h30 pour prendre une douche et un petit-déjeuner, car je n'ai pas d'alarme. A 6h25, j'étais réveillée. Cinq minutes plus tard le veilleur de nuit vient me réveiller. Et une demi heure plus tard, je suis douchée et j'ai petit-déjeuner. Je me plante devant la télé avec le veilleur de nuit, et j'attends. 7h, 7h30, 8h, 8h10... ça commence à bien faire. 8h30, la femme de l'agence qui est arrivée entre temps les appelle, m'expliquant que le bus part à 8h15. Ils m'avaient oublié. Tout simplement. Ils envoient un taxi me chercher. Le taxi appelle le bus pour lui dire d'attendre. On arrive à la station de bus. Le bus est parti. Miracle de ce voyage : j'ai réussi à garder mon calme. (Mon stress révélé par ce voyage aurait-il été évacué par une de mes dernières crises de nerfs ?) Finalement tout est bien qui finit bien. Les magouilles boliviennes (ou le système "D") arrangent tout. Ils m'ont mise dans le bus suivant pour Copacabana, sans tickets de bus, mais personne ne m'a rien demandé. C'est ça la Bolivie. L'anarchie totale. J'en connais qui ne pourrais pas vivre ici. Moi j'aime bien. On se fait à tout...
Voilà. Je crois que la prochaine fois que je vous écrirai, ce sera du Pérou. J'y suis dans 48 heures. Demain je vais faire un tour sur les îles du Lac de ce coté ci. Merci encore à TOUS. Toma "Chà !" et pas "Coca-Cola"... siempre.