Mercredi 20 novembre 2002, Puerto Iguazu, Argentine.

Ça y est j'y suis. Depuis quelques heures. J'ai oú dormir. Pour pas cher. Mais de toute façon j'ai l'impression que tout est vraiment moins cher qu'au Brésil ici. 1 peso argentin = plus ou moins un réal, mais avec un peso argentin on achète plus de choses qu'avec un réal. Mais certainement cela ne sera pas la même chose à Buenos Aires.
J'ai marché les 6 ou 7 km entre les deux postes frontière avec mon énorme sac a dos (même s'il est un peu moins lourd qu'avant parce que j'ai un énorme tri et réexpédié 5 kilos de choses inutiles en Guadeloupe). Il y avait un bus mais j'avais envie de marcher. Je suis arrivée en nage en Argentine. Une heure plus tard. Ou peut être plus. En plus, ça grimpe. Et je ne sais pas pourquoi j'ai plus chaud ici qu'au Brésil alors que je me rapproche d'une région tempérée. Le gentil douanier a tamponné mon passeport. Un visa de 3 mois. De quoi bien profiter du pays.
Mon envie de voyager en vélo semble bien plus réaliste ici qu'au Brésil. Je prospecte. Aujourd'hui j'ai vu les chutes d'Iguazu côté Brésil. Un enchantement. Dommage encore une fois qu'il y ait tant de touriste dans ce genre d'endroits paradisiaques. Le parc est magnifiquement entretenu. Super équipé pour les touriste débiles, et un peu trop à mon goût : snack-bars, boutiques souvenirs, escalier en béton et passerelle au dessus des chutes. Et cela additionné aux gens, cela retire un peu de charme à la chose : la sur-puissance de la nature, des tonnes et des tonnes d'eau. Quelque chose d'inégalable par les mains de l'Homme. Demain je vais les revoir, mais côté argentin.
J'ai un peu de mal. Mes cinq années d'espagnol et les quelques moments de pratique qui ont suivi dans les huit années suivantes ont disparu en un mois de "tentative de parler portugais". Je ne suis plus capable de m'exprimer correctement dans aucune autre langue que le français. Même en anglais je mets du portugais. Non seulement je ne parle pas vraiment portugais, mais en plus je ne sais plus parler espagnol. Une catastrophe !
J'adore entendre parler les argentins. Ils ont un accent extra. Il faut que je le prenne. C'est tellement. Différent. Voilà. Je ne vais pas vous faire un roman de 34 kilos octets comme hier parce que vous allez finir par faire une indigestion. Mais merci quand même pour tout vos si rapides messages. Bisous à tous. Chà !