Mardi 19 novembre 2002, Saõ Paulo, Brésil.
Mon dernier, ou avant dernier jour au Brésil. Snif ! Mais je reviendrai : c'est sur. Pour mieux explorer le sud, si vert et si vallonné (et si touristique), en comparaison avec le Nord du Brésil, si désertique, si sec, si sauvage... si exaltant. Je n'ai pas vraiment été culturellement dépaysée au Brésil mais ce pays est si grand. Si j'y reviens ce sera avec une voiture, ou une moto, pour aller dans les moindres coins reculés, rencontrer les gens et découvrir des endroits dont aucun guide touristique ne parle, comme ce petit village, Atins, au fin fond du Maranhão, où la gentille Luzia a accepté que je mette mon hamac sur la véranda de sa petite maison et m'a cuisiné des crevettes grillées à tous les repas. Car mine de rien, à pied, on ne va pas partout, à moins d'être un sportif de haut niveau, et en bus, on ne va que là où les bus vont ! Pour moi qui vient d'une île de 1740 km2. Les dimensions du Brésil sont totalement étourdissantes.
Désolée pour les nombreuses fautes de frappes aujourd'hui mais il n'y a pas d'apostrophe, ni d'accent circonflexe sur mon clavier. [N.D.A. : ces fautes ont été corrigées depuis…]
Saõ Paulo est à l'image du Brésil, une ville tout à fait étourdissante. Des immeubles, des immeubles, encore des immeubles. Ou devrais-je dire, des gratte-ciel, des gratte-ciel, encore des gratte-ciel… Des magasins, encore des magasins, des centres commerciaux, des restaurants, des Mac Do, Pizza Hut et Cie, des voitures... Cela veut ressembler à Manhattan, à New York, sans l'être. Je soupçonne cette ville d'être la plus grande d'Amérique du Sud (à vérifier). C'est la plus grande du Brésil : 17 millions d'habitants, 10% des 170 millions de brésiliens. Une mégapole américaine dans toute sa splendeur, ou toute son horreur.
Je suis arrivée ici dimanche soir. J'ai pris un taxi pour aller à mon auberge de jeunesse (luxe que je ne me m’offre pas tous les jours, et à minuit et des poussières il n'y avait plus de métro). Le chauffeur c'était Ayrton Senna (le vrai, he's still alive !). J’ai cru mourir au moins 5 fois en 5 minutes de trajet. Les rues de Saõ Paulo sont devenues des circuits de Formule 1 et le trajet entre la station de bus et l’auberge, deux points diamétralement opposés de la ville, soit environ 15 minutes normalement, a été parcouru en 5 minutes. J’ai cru qu’il allait nous planter dans un mur. (Encore une fois...) Tout ça pour 30 R$. C'était "um passeio com emocão", un peu comme ces cascades en buggy sur les dunes de Natal... Wouaw ! (Ça y est j'ai trouvé l'apostrophe. Il me manque encore le "c cédille" et "l'accent circonflexe" !)
Saõ Paulo n'est pas vraiment une ville touristique ou culturelle. On y vit, on y travaille, on y étudie, mais c'est tout. Raison de plus pour ne pas y rester et filer tout de suite vers l'Argentine. Mon bus pour les chutes d'Iguazu part ce soir à 20h. J'ai hâte d'y être. Oh Argentina !
Il faudra que je revienne ici pour d'autres raisons. D'abord, je n'ai pas vu Rio de Janeiro. J'ai juste aperçu le Pain de Sucre et cette formidable statue du Christ Rédempteur si célèbre qui trône sur le Piton du Corcovado, depuis le bus lors de mon voyage entre Salvador et Sao Paulo. Ensuite, je n'ai pas entendu suffisamment de Bossa Nova ici : ma prochaine mission sera de trouver les foyers de bossa nova au Brésil. Et il semblerait que ce soit plutôt Rio. Notez que la samba et la bossa ne sont que les parties visibles  en occident de l'iceberg infini de la musique brésilienne. Un iceberg brûlant de rythme et de poésie d'ailleurs. Et puis, il faut que je retourne à Salvador, et à Lencois...
Salvador, Salvador, Salvador... Cette ville est incroyable. De la musique partout. La seule ville du monde que je connaisse où la fête soit à ce point institutionnalisée. Tous les mardis soirs, concert gratuits sur la place principale du vieux quartier. Il y a aussi une espèce de temple du reggae là-bas. Je suis allée à une soirée dans cette salle où on adore des dieux de la musique aux noms bien connus tels que Bob Marley, Peter Tosh et j'en passe. Et bien figurez-vous qu'absolument personne ne fumait, ni tabac, ni ganja... absolument rien ! Tous dansaient comme des fous, à en transpirer des litres et des litres.
Et le seul clampin qui ait allumé un joint, c'est un français, Sébastien, avec qui j'étais. Parce qu'il associait "normalement" cette musique à l'herbe et qu'il ne se voyait pas faire autrement. Après qu'il ait fumé, de retour à l'auberge de jeunesse, je lui ai fait lire un article sur les lois brésiliennes anti-stupéfiant. Il était effrayé. Il pourrait bien finir comme Michael Blanc, ce français qui croupit dans les prisons javanaises, ou de Singapour, je ne sais plus, pour avoir été pris en possession de cannabis.
Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de drogues ici. Bien au contraire. Et d'ailleurs Salvador a cette réputation : il semblerait que c'est la ville où il est le plus facile de trouver de la marijuana, culture rasta oblige. Quand à la cocaïne au Brésil, n'en parlons pas. Il parait qu'elle se distribue pour moins cher que la farine ou le sucre. Par contre le petit plaisir de la police au Brésil c'est d'appliquer les lois anti-stupéfiant particulièrement sévèrement à l'encontre des touristes pour leur extirper des sous, plus ou moins officiellement. J'ai entendu des histoires de dealers complices avec des policiers pour piéger des touristes fumeur de cannabis... Enfin bon. Moralité : prend les risques que tu veux chez toi avec tes policiers, dont tu connais les limites, mais soit plus vigilant quand tu voyages... A bon entendeur, salut, Mickael Blanc !
Je me demande si, au lieu d'un film sur la culture sud américaine, il ne vaudrait mieux pas que j'en fasse un sur les touristes que j'ai rencontrés, et particulièrement les touristes longues durées, ceux qui voyagent perpétuellement sans but. Leur rapport au pays visité et au gens du pays est parfois tellement bizarre. Certains sont complètement déconnectés de la réalité. Alors qu'au contraire, on pourrait croire qu'une telle expérience met les pieds sur  terre. Cela éveille en moi des questions identitaires bien plus intéressantes et complexes que je ne l'avais envisagé.
Il y a ce belge, Frédéric, que j'ai croisé au parc Seite Cidade dans le Nord. Il est resté 14 jours à Salvador parce qu'il pensait avoir une ouverture avec une fille là bas. Et quand je l'ai rencontré il essayait de lier amitié et plus si affinité avec toute la gente féminine environnante, sans limite d'âge... Un véritable obsédé. Je le soupçonne de simplement chercher une femme ici au Brésil profitant de l'attrait que peut constituer un européen au Brésil, n'ayant pas réussi à exercer une quelconque séduction sur les femmes belges. Car il avait l'air franchement paumé comme gars. Il m'a raconté comment cette jeune fille dont il s'était épris à Salvador l'a mené en bateau, lui faisant croire qu'elle était vierge et qu'elle n'avait pas d'enfant, dès le troisième jour qu'elle acceptait de l'épouser, lui extirpant au passage quelques sous, cadeaux, dîners, sorties, contre quelques baisers, et peut être même plus, pour nourrir sa déjà nombreuse famille. A 17 ans seulement, s'en étônait-il, déçu.
A Salvador, le soir, toutes les Brésiliennes (et à Salvador la population est très majoritairement d'origine africaine), toutes celles qui sortent le soir sont au bras d'un touriste, blanc de préférence... et riche dans tous les cas (mais pour un brésilien, un touriste avec un salaire occidental est nécessairement plus riche que lui...). Et toute la soirée, elle les dépouille de leur fric... et plus si affinité. Un véritable business. Maman de 15 ans le jour. Travaille de nuit...
Avec Esther, une galloise de 19 ans voyageant seule, que j'ai rencontré à Salvador, nous sommes allées un soir dans un bar de type européen, un peu comme ceux qu'on trouve rue de la Roquette à Bastille, moderne et chic. Nous nous sommes assises juste pour manger un sandwich parce qu'on sortait du ciné à minuit et qu'on avait faim. On entre et là il y a quatre brésiliennes au comptoir qui attendent des "pigeons" faciles à dépouiller, et elles ne sont pas très difficiles sur le physique. Nous nous asseyons à une table. Elles nous dévisagent. Mais ça, en un mois au Brésil, je commence à avoir l'habitude. Or à coté il y a une table avec trois gars, un blond la trentaine, un brun au cheveu hyper long maximum 18 ans, et un autre la trentaine avec un physique de "colombien" (ne me demandez pas de justifier cette image, il ressemblait tout simplement à un de ces coureurs cyclistes colombiens qui viennent faire le tour de la Guadeloupe et récupèrent toutes les récompenses). Ils ont insisté quand même au moins 10 minutes avant que nous acceptions qu'ils ne se joignent à notre table. C'était inévitable. Et bien les quatre jeunes filles au comptoir se sont tout simplement mises à nous fusiller du regard. Quelque chose d'absolument incroyable. A un moment j'ai cru qu'elles allaient se lever pour se battre avec nous, ou pour se joindre notre table afin de disputer le "bifteck". Finalement quatre vieux croûtons phosphorescents (fraîchement débarqués de l'avion), couverts de bagues et de chaînes en or, ont fait leur entrée, et elles se sont jetées sur eux ! Je ne me rappelle même plus du nom des trois gars, mais celui que je pensais être colombien l’était. Il était de passage à Salvador pour un stage de formation en capoeira, en tant que spécialiste de cette discipline dans son pays.
Au Brésil, les femmes que j'ai rencontré, surtout dans les coins perdus où elles sont mamans a 12 ans, ont beaucoup de mal à comprendre comment une femme à 25 ans peut voyager seule, ne pas avoir d'enfants, ne pas être mariées. Une fois, j'ai discuté avec une brésilienne sur un bateau. Elle avait 21 ans et en paraissait 30. Elle était avec ses deux enfants, une petite fille de 5 ans absolument jolie, et complètement capricieuse, et un bébé. Après que je lui ai expliqué d'où je viens, que je voyage pour plusieurs mois etc., elle me demande si j'ai des enfants et où ils sont. Je lui dis que je n'en ai pas. On discute de choses et d'autres. Puis elle me demande comment s'appellent mes enfants...
Parallèlement à ça il y a cette femme tout en plastique que j'ai rencontré à Natal. Le jour où j'ai fait cette excursion à Natal en buggy, j'étais dans la même voiture que deux portugais et une brésilienne. Nous logions tous dans des pousada sauf elle : elle avait une suite dans un hôtel cinq étoiles au bord de la mer (un gratte-ciel de verre tout climatisé. De son maillot de bain débordait ses seins en silicone, et son joli postérieur liposuccé. Même s'il faut bien dire qu'on ne peut pas mettre grande chose dans un bikini brésilien et qu'en effet, une brésilienne non refaite n'a pas nécessairement beaucoup de seins, avant d'avoir eu des enfants. Ses lèvres exagérément gonflées bougeaient avec le vent et les soubresauts du buggy, et elle poussait un cri à la limite de l'orgasme à chaque fois que le chauffeur faisait une cascade dans les dunes... La chirurgie esthétique rend peut être certaines parties du coprs anodines chez le commun des mortels, plus hérogène. Un véritable show ! Une jeune femme super sympa par ailleurs. On a même sympathisé. Ce n'était pas gagné d'entrée, car je reconnais avoir de grand préjugés indestructibles (et intolérants) sur ce que je juge être des "Barbie Girl". Mais à la fin de la journée elle m'a prise dans ses bras chaleureusement pour me dire "adieu". Cette femme dirige une société de textile à Rio, a fait des études supérieures, en Suisse, puis  des études de commerce, à New York. Elle a voyagé en Europe, parle plusieurs langues, très approximativement, et est absolument tout l'opposé de la précédente. Il y a deux Brésil.
Mais ce que je retiendrai de la mentalité brésilienne c'est son hyper positivisme. "Tudo bem". Cela résume assez bien les Brésiliens. Ils font avec ce qu'ils ont, rêvent peut être des richesses de leurs stars préférées de télé novelas (la télé est le deuxième Dieu du Brésil après le Foot, Dieu lui-même n'arrive qu'en troisième position), et vont peut être jusqu'a abuser de la confiance des touristes débiles (dont je fait partie) pour leur soutirer quelques réals, et ce n'est que justice, mais jamais ils ne nourrissent de sentiments d'envie, d'amertume, de haine, de ressentiment qui les empêcherait de s'en sortir... Ils positivent au maximum. Mais peut-être n'est ce qu'une impression ! Ce n'est peut être que superficiel aussi, comme impression.
A Salvador j'ai donné deux fois des sous à des gars dans la rue. Pas un réal ou deux mais carrément 10 R$. Et je suis sure de ce qu'il vont en faire, contrairement à ce qu'ils promettent : ils avaient des corps décharnés de toxicomanes. Le premier s'appelle Michel. Il parle français. Il semblerait qu'il est orphelin et vit dans la rue. J'avais déjà discute avec lui et un soir il m'a abordé. Il voulait que je lui paye à manger. Mais à deux heures du matin je n'avais aucune envie de l'accompagner à un snack pour lui payer à manger. D'autant qu'à 2 heures du matin, pour trouver quelque chose ouvert..... Alors je lui ai donné 10 réals et je lui ai dit que je n’étais pas dupe de son baratin mais que j'espérais qu'il culpabiliserait d'avoir essayé de m'arnaquer, en prenant sa drogue avec mes 10 réals. Mais les toxicomanes éprouvent-ils de la culpabilité ?
Le lendemain je le croise et c'est son ami qui me parle de son fils malade, des médicaments qu'il doit acheter pour lui, et blah blah blah. Quand l'un d'eux trouve un pigeon, il le refile aus autres… On entre ensemble dans une pharmacie pour acheter le médicament en question. Il coûte 11 R$ au lieu de 8, mais, on peut le trouver moins cher ailleur. C'est loin, il faut marcher, et c'est dans un quartier peut recommandé aux touristes, explique-t-il. Car à Salvador il y la vielle ville où se concentrent les touristes, et Salvador autour. La plupart des touristes ne sortent pas de la vielle ville : moi j'y suis peu restée. C'est là qu'on est le plus harcelé par les artisans, mendiants et toxicomanes. Manque de bol pour lui j'avais tout mon temps, pas peur de marcher, n'y d'aller dans ce quartier. On y est allé, on a trouvé une pharmacie au bout de 40 minutes : j'ai acheté le médicament, et je crois qu'il était un peu déçu, même s'il ma remercié et qu'il trouvera peut être un moyen pour fumer ou manger la pommade anti-inflammatoire qu'il m'a fait acheter. Je voulais voir jusqu'où il irait et je dois dire que je suis franchement épatée par leur stratégie et leur tchatche. Ils sont bien plus malins que les crackmans qui demandent deux euros devant le Mac Do à Pointe-à-Pitre, ou sur la darse à Basse-Terre, et deviennent rapidement violents si on les leur refuse.
A Salvador, il y a encore autre chose qui m'a marqué et c'est un film : Cidade de Deus (se lit "cidadji dji déus", en appuyant sur le "da" et le "dé", signifie La Cité de Dieu). Film brésilien. C'est le nom d'une favela de Rio. Une histoire vraie d'après un roman. Cela se passe dans les années 60 et 70 et les acteurs sont principalement des enfants. C'est tout simplement bouleversant. Je n'ai pas tout compris parce que c'était en portugais intégral mais c'est hyper visuel et un des meilleurs films que j'ai vu de ma vie ! A VOIR A TOUT PRIX !
Après Salvador, je suis allée à Lencois, un village à six heures de bus, près d'un parc naturel magnifique, avec des grottes, des cascades, des toboggans naturels, des piscines naturelles. J'ai beaucoup marché là bas. Et j'ai rencontré aussi des gens extra. Dont un couple qui organise des projections de films dans le village. Il faut que je retourne là bas aussi. Je n'y suis restée que trois jours, trop pressée d'aller en Argentine.
Au delà du fait que j'ai toujours rêvé de voyager comme ça, un peu à l'aventure, parmi les choses qui m'ont donné envie de partir pour de vrai, et qui m'ont conduite à choisir l'Amérique du Sud, il y a un film (encore) : "Adieu Babylone" de Raphaël Friedman (France - 1999 ou 2000, je ne sais plus). Tourné en vidéo et en super 8, et à l'arrache lors d'un voyage en Amérique du Sud avec deux amis acteurs, produits sans un sou et sans autorisations officielles. Un jeune homme, surveillant dans un lycée à Montmartre décide de tout quitter et achète un billet pour le Brésil sur un coup de tête. Comme il est obligé, il prend un retour de New York. Là-bas, il va danser la samba et le premier soir, il se fait accrocher par une femme qui lui vole tout ce qu'il a : argent, papiers etc... Il essaye de travailler, erre sur le continent, tentant de rallier New York pour rentrer chez lui. Il échoue et est rapatrié d'urgence. Mais ce faisant une élève du lycée le voit le jour de son départ et le suit jusqu'a l’aéroport. Voyant ce qu'il fait, elle tombe folle d'amour et d'admiration pour lui. Elle s'arrange pour suivre son périple et à son retour elle va le rencontrer à l'hôpital. La rencontre n'est pas vraiment fusionnelle. Elle est livreuse de pizza et un jour elle vole l'argent d'une course très importante et achète un billet pour l'Amérique du Sud. Elle y vit son propre périple, écrivant à cet homme à Paris et lui envoyant des bouts de film 8 mm qu'elle tourne avec une caméra que lui a donné un touriste allemand. L'homme à Paris commence à l'aimer à son tour. Elle lui donne rendez vous à New York à une date fixe. Mais sur le chemin, elle rencontre un autre français, sur les routes aux Etats-Unis. Elle commence à avoir une relation avec lui. Elle va quand même à son rendez-vous à New York avec le premier homme. Ils se reconnaissent, se parlent, puis se quittent. Lui, est rentré dans le rang entre temps, il travaille à Paris et n'a plus besoin d'aventure. Elle, est devenue accroc au voyage et préfère rester avec le français qu'elle a rencontré sur les routes aux USA, qui partage sa passion du voyage, puisque de toute façon celui qu'elle aimait et qui lui a permis de se jeter à l'eau dans ce rêve n'existe plus, il est devenu un autre.
Qui serais-je à la fin de mon film ? Celle qui revient à la norme ? Celle qui continue à errer ? De toute évidence je suis déjà plus celle qui part sur un coup de tête, que celle qui part pour expérimenter ce qu'elle a vu les autres faire avec admiration.
Bon je crois que je vais m'arrêter ici. Pour aujourd'hui. Chà !